Choisir pour soi, pas pour les autres..

Qui ne s’est jamais comparé dans la vie? C’est un exercice presque inévitable dans une vie. À un moment ou à un autre, il est dans la nature humaine de chercher à se comparer aux gens qui l’entourent. S’il est vrai que parfois cette curiosité peut être intéressante, elle peut également être malsaine lorsque mal placée.

Je suis sûr de ne pas être le seul à m’être fait demander ce que je souhaitais être quand je serais plus grand alors que j’étais encore au primaire. Quand on y pense, il s’agit d’un très jeune âge pour répondre à cette grosse question, et ce, même si on le fait avec une certaine naïveté. Par contre, devoir réfléchir à ce que l’on souhaite être plus tard devient beaucoup plus réel lorsque nous atteignons l’adolescence. Le spectre de l’âge adulte n’étant plus si loin. Ainsi, à l’adolescence, cette réflexion peut nous porter à avoir certaines attentes envers nous-mêmes et ce que sera notre vie d’adulte dans la vingtaine et le début de la trentaine.

La vérité, c’est qu’il est impossible de prévoir le futur, le futur lointain tout du moins. C’est pourquoi on peut se retrouver plusieurs années après la fin de nos années secondaires dans une situation tout autre que celle qui était « prévue ». Certains suivront leur route sans trop de pépins, alors que pour d’autres le chemin sera rocailleux. Là commence le jeu des comparaisons. Lorsque nous sommes insatisfaits de notre parcours, il devient humain de comparer notre vie à celle de notre entourage. À ce moment, des questionnements subsistent en nous. Pourquoi les autres ont-ils répondu aux questions auxquelles je n’ai pas répondu encore (choix d’études, emploi, relation amoureuse, domicile, etc.). Ce genre de questionnements peut alors devenir très angoissant puisque l’accent de l’attention est sur des questions plus existentielles.

Le but de cet article n’est pas de donner des conseils ou de trouver des solutions. Loin de là. Il s’agit plutôt de remettre les choses en perspectives. Déjà, dans notre société actuelle, il est pratiquement impossible de comparer deux parcours de vie, aussi semblable peuvent-ils paraître, puisqu’il existe une multitude de façons d’arriver à un même chemin. Les standards qui existaient il y a quelques générations en lien avec l’éducation et l’emploi ne sont plus d’actualité. On parle beaucoup plus de cheminement individualisé. Alors, pourquoi vouloir se comparer? Oui, cela peut sembler rassurant, mais cela peut devenir tout aussi anxiogène.

Vous ne seriez pas la première personne à avoir un plan de vie en tête à l’adolescence et qui ne vous correspond plus du tout à 25-30 ans, voire plus tard. Il n’y a rien de mal à ça. Il n’y a pas que les saisons qui changent, nous changeons aussi. Poursuivre un idéal auquel on aspirait 10 ans plus tôt alors que nous avons complètement changé et perdu de l’intérêt envers celui-ci n’est pas productif. En fait, s’il y a une comparaison pertinente à faire, elle est avec vous-mêmes. Est-ce que votre situation future sera ce à quoi vous aspirez vraiment ou au contraire, cela ne vous conviendra pas? Ce simple exercice peut être révélateur. Il peut être déstabilisant et même démoralisant de devoir changer de voie lorsque nous réalisons que ce à quoi nous avons cru longtemps dur comme fer ne nous convient plus. Commencer ce travail sur soi dès maintenant devient donc un investissement en notre futur qui, je le rappelle, est difficilement prévisible.

S’il est vrai qu’avoir un plan de vie peut être sécurisant, cela peut également amener son lot de limitation. Un plan de match est fort utile tant qu’il est viable. Si le plan n’est plus viable et qu’on n’a pas de plan de secours que devons-nous faire? Improviser? Réfléchir? En fait, c’est un peu des deux. Vous connaissez probablement l’expression tous les chemins mènent à Rome? Cette expression signifiant qu’une multitude de chemins peut être empruntée pour arriver à un même objectif. Si je suis totalement d’accord avec cette citation, force est d’admettre qu’elle est quelque peu réductrice. Plutôt que de voir l’objectif comme la finalité et les chemins comme les moyens d’y arriver, pourquoi ne pas s’intéresser à l’éventail des objectifs possibles, puis s’intéresser aux diverses routes qui peuvent nous mener à l’objectif qui nous correspondra le mieux? Oui, cela est effrayant et non, trouver ce à quoi l’on aspire (que ce soit personnellement ou professionnellement) ne se décide pas du jour au lendemain.

Plutôt que de s’intéresser et se comparer aux autres, il faudrait d’abord savoir ce que l’on veut réellement pour soi. Le voisin ne vivra pas notre vie après tout. Vous n’avez peut-être pas emprunté le chemin que vous pensiez être le vôtre. Vous n’êtes pas rendu au même endroit que ceux qui vous entourent. Notre identité personnelle et professionnelle, on la choisit pour soi, à notre rythme.

Reprenons l’expression tous les chemins mènent à Rome. Pour ne pas la transformer en tous les chemins mènent à soi? Cette simple reformulation amène à voir l’éventail de ce qui est à notre portée.

Vous êtes à la recherche de ce à quoi vous aspirez? Vous avez besoin d’un temps mort afin de réfléchir à vos objectifs personnels et professionnels? Les intervenants du CJEBN sont là pour vous aider et vous guider. Contactez-nous au 418-386-2532 ou au 418-397-8045!